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NICOLAS PAUGAM - "Le ventre et l'estomac" (Microcultures Records / Kuroneko)


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Genre : Pop excentrique
Date de sortie : 24/05/2019
Format de sortie : VINYLE, CD et numérique
Label : Microcultures Records
Distribution : Kuroneko


Nicolas Paugam. Il est ailleurs et parmi nous. Il chante ce qu’il veut depuis son papier peint qu’il applique aussi bien dans la nature qu’à la ville, en Bretagne comme au Brésil. On le soupçonne même parfois d’aller chanter pour les petits êtres vivant entre le mur et ledit papier, mais peut-être aussi qu’il arrive à le poser là où il n’y a même pas d’murs.” Jean Palomba, le poète de Rage mue - Et en effet, c’est sans doute la poésie qui peut rendre le mieux compte de la singularité du bonhomme. Singulier, bizarre ou plus précisément excentrique, comme le classait Les Inrockuptibles dans son hors-série sur les saugrenus.

Le voilà donc sur le point de sortir son quatrième disque. Il nous parle de son anatomie bizarre. Oui, parce que l’estomac ne fait-il pas partie du ventre ? La chanson éponyme décrit les tourments d’un homme dans son couple qui vit diffusément son mal, pour mieux le localiser ensuite. Même chirurgie pour “Le Chasseur Blanc”, comme un droit de réponse au fameux “Tu vois pas qu’on s’aime pas” (Aqua Mostlae) puisqu’ici c’est une femme qui parle. D’ailleurs, le chanteur laisse volontiers le mot de la fin aux femmes. Mais peut-être écrirait-il la “faim” ? Quoi qu’il en soit, la résignation s’y fait plus drôle, distanciée et légère. Dans le ton et le rythme. Ces neuf chansons, avec ses scat et ses “vaya” brésiliens, manient dérision - bienveillante - jeux de mots et rimes, pour décliner différentes façons d’avoir de l’estomac…(face à sa compagne, à son compagnon donc, face à son banquier, à la meute estivale ou punitive ou face à la mort…). De fait, Nicolas Paugam pousse sa malice potache jusqu’à finir son album par un naufrage !

Ce quatrième album se veut le dernier de la série “collages” ; car tous ces disques se reconnaissent, au-delà de leur style croisé entre Michel Legrand, Alain Souchon et la MPB (Télérama), par leur pochette bigarrée réalisée par le compositeur. Voilà donc une musique éclectique et solaire aux codas ad libitum et à la poésie sans gare. Oui, à classer dans les inclassables.



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